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Archives Mensuelles: janvier 2011

Moi qui dors toujours si bien. Journal Littéraire 1986-1987, de Claude-Michel Cluny, L’invention du temps, tome IX

Impitoyable dans un monde pitoyable. A placer en exergue à ce journal. Claude-Michel Cluny nous ouvre les splendeurs du monde d’hier pour mieux se ressourcer aujourd’hui. Avec ce tome IX, il persiste et signe. Plus il prend de l’âge, plus la comédie humaine lui semble insupportable ; plus il va, la solitude est en art la meilleure des écoles, sans compter que Cluny n’appartient à aucun lobby littéraire. Dans le sillage de Saint-Simon, semblable à Jivaro, il réduit quelques têtes pensantes à leur juste proportion. Il prend acte de clientélisme, des arrangements d’intérêts ; constate aussi la fin des illusions politiques ; dessine avec netteté les contours des valeurs ajoutées au champ littéraire désertifié ; lui, qui en permanence est à la recherche de la renaissance du génie français qui actuellement semble en voie d’extinction. C’est entendu, il y a des bons écrivains, et même parfois des meilleurs parmi la brassée de pignoufs qui tiennent le haut du pavé ou des critiques qui distribuent des guirlandes à des auteurs dont ils n’ont pas lu une ligne. Tout ça c’est du pipi de chat aurait dit Louis Jouvet. Le conformisme de la société est tel qu’elle trimballe des casseroles d’inepties. Claude-Michel Cluny serre les dents, estime qu’on est trop indulgent devant les réussites moyennes ; face aux marécages politiques où tant de potiches finissent par s’embourber. Il ironise, ricane, distribue des bras d’honneur, s’en prend aux indifférents, aux inattentifs, à ceux qui gonflent quelques baudruches pour les faire entrer dans l’Histoire. C’est un pessimiste gastronome, d’une carrure singulière ; il travaille, nage, séduit, écrit. Son journal est démystificateur. La critique, dit-il, n’est pas un exercice de charité. Après ce qui précède il ne reste plus qu’une chose à dire : envoyer, c’est pesé.

Alfred Eibel

Editions de la Différence, 381 p., 22 €.

 

 
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Publié par le janvier 22, 2011 dans Uncategorized

 

L’ingratitude des fils, de Pierre d’Ovidio

Paris hiver 1945. Privations, rationnement, marché noir, trafics en tous genres. Tandis qu’on fusille les miliciens de Darnand, les affiliés de Jacques Doriot, des gamins jouent dans la zone frontalière entre la banlieue et la capitale. Ils découvrent dans les ruines d’un immeuble une main d’homme peinte en noir. Pierre d’Ovidio restitue avec soin le climat de suspicion et de délation de l’après- guerre. De retour à Paris après avoir été déporté en Allemagne, le jeune inspecteur Maurice Clavault est chargé d’enquêter sur la mort de l’homme découvert par les gamins. Que signifie la boule de papier mâché trouvée dans la bouche du mort portant un bout d’inscription. Un code ? Mystère et boule de gomme. Clavault poursuit ses investigations, rencontre Ginette (on se met à rêver à Ginette Leclerc). Il rencontre la jeune femme au moment où d’Ovidio décide de faire marche arrière pour nous conduire en Lituanie, un pays occupé par les Allemands durant le première guerre mondiale ; par les Soviétiques. Ensuite, coup d’état en 1926 ; dictature. Le pays tombe à nouveau sous le joug soviétique ; puis, est récupéré par les Allemands ; annexé à nouveau par les Soviétiques. Il est clair que Samuel Litvak va fuit les soubresauts de son pays. Destination : la France. Par quels chemins tortueux établir un rapport, une connexion, entre Litvak et l’homme dont les gamins ont découvert le corps ? Beaucoup d’interrogations, peu de réponses valables. La surprise sera totale. Diantre ! Comment n’y avait-on pas songé avant !

Alfred Eibel

10/18, 218 p., 7,40 €.

 

 
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Publié par le janvier 22, 2011 dans Uncategorized

 

Antonello, Léonard de Vinci et moi, de François Cérésa

Le Quattrocento (le XVème siècle italien) se déploie sous la bannière du philosophe grec Protagoras : « L’homme est la mesure de toute chose ». C’est ainsi qu’il faut comprendre l’époque que François Cérésa fait respirer sous sa plume. Francisco Gelpi, son héros, sacré gaillard, vingt et un ans, originaire de Sicile, fringant comme un cheval de course, nous raconte l’art de conquérir les femmes et la peinture, dans un style dense et pressé qui évoque par moment Montluc. Cérésa n’y va pas par quatre chemins, aligne des faits singuliers, étranges, exceptionnels, dans un siècle d’haleine fétides, de cris à perdre la vie, de vapeurs rouges de sang. Avec Gelpi on viole, on torture, on boit, on empale, on trucide, on se forge un destin à la force de l’épée car on se doit de tuer pour ne pas être tué. Chaque sentiment, chaque mouvement, chaque rythme, chaque effusion, chaque effet plastique, complète la fresque que Cérésa organise devant nous. Les personnages sont au plus haut point virils. La peinture est un combat solitaire. Gelpi abandonne l’épée pour le dessin ; il met sa robustesse, sa solidité, son dynamisme, au service de la beauté ; on entre en beauté comme on entre en religion. Apparaît Mona. Gelpi entend une autre chanson. En substance, il n’y a pas à choisir, entre l’art et l’amour, entre une rude réalité et son rêve, entre un monde comme représentation et la représentation palpable de ce monde. Finalement tout est lié. L’art se crée debout.

Alfred Eibel

Plon, 152 p., 18 €.

 

 
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Publié par le janvier 22, 2011 dans Uncategorized

 

CHAUSSURE À SON PIED

« Regardez ses souliers », dit le chef d’entreprise devant moi à l’un de ses visiteurs, désignant son plus proche collaborateur ; « regardez ses souliers, vous comprendrez qu’il lui sera difficile de vous rembourser dans les délais prévus. »

Depuis, dans le métro, je regarde les chaussures des passagers ; je cherche à repérer les bons et les mauvais payeurs. Cuir noir impeccable, ciré, bouts effilés, je m’interroge sur sa profession. Bonimenteur ? Proxénète à l’exemple de l’inimitable Dédé de je ne me souviens plus quel film ? Un homme bien mis, serviette grand faiseur, des croquenots qui miroitent, c’est un gars qui inspire confiance. A qui vous achèteriez les yeux fermés la Nouvelle Passat. Qui faut-il féliciter à propos de cet autre passager chaussé de mocassins fantaisie ? Est-ce vraiment son choix ou est-ce que son épouse lui trouvant la mine un peu sévère pour le métier qu’il exerce, lui a conseillé cette paire avec lacets à pompons ? Avec un huissier, pas d’extravagance. Godillots de trappeurs. On voit tout de suite qu’après inventaire il vous laissera votre brosse à dents. Un autre bonhomme, belles pompes, la gueule enfarinée, genre bobo, qui met à jour en permanence les sujets qui fâchent. Inutile d’approfondir. Inlassable surfeur. Expert en conversations frivoles. Je plains ce vieux monsieur au fond du wagon, cheveux blancs, cravate tricotée bleu profond, vendeur dans je ne sait quel commerce, des godasses qui ont trainé dans Paris ; homme à bout de souffle ; on sent qu’il ira jusqu’à l’infarctus pour nourrir sa famille. Dans la gamme des quinquagénaires vous avez cet olibrius chaussé grand style. Il espère attirer l’attention des jolies femmes. On le complimente : vous faites plus jeune que votre âge. Porteur de richelieus, ces chaussures basses et lacées, que porte cet homme recroquevillé sur son siège, occupé à lire un journal. J’ignore sa profession. Une chose me semble évidente. Les cordon de sa bourse sont aussi serrés que les lacets de ses bottines. Assis un peu à l’écart vous avez le type qui porte des espadrilles. La trentaine. Homme aux semelles de vent, sans profession stable, qu’un bon flic aurait repéré instantanément. A coup sûr un pickpocket. Pris en flagrant délit il distance la police grâce à ses souliers légers. Rien d’étonnant qu’il ne se fasse jamais prendre.

Alfred Eibel

 

 
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Publié par le janvier 22, 2011 dans Humour

 

OMERTA DANS LA POLICE, de Sihem Souid

Ce livre a bénéficié en 2010 d’une ample couverture médiatique et d’un succès mérité. À l’occasion de divers entretiens, Sihem Souid, a pu ainsi dénoncer les nombreux dysfonctionnements du service de police où elle travailla de 2006 à 2009 et nous faire partager ses colères, ses regrets et ses frustrations. La lecture de son « Omerta » apporte un éclairage « humain » supplémentaire et l’évocation d’une multitude de cas concrets d’abus de pouvoir, de sexisme, de racisme et d’homophobie. On dispose désormais d’une image détaillée, vivante, passablement effarante, du mode opératoire de la Police de l’Air et des Frontières d’Orly et de la façon dont on y traite non seulement les étrangers tout juste débarqués sur notre sol, mais aussi le personnel français de la PAF issu des « banlieues » :  brimades, humiliations, harcèlement, aboutissant à un climat de tension oppressant.

Sihem Souid n’est pas une contestataire née. « Entrée dans la police par idéalisme », cette jeune ADS (Adjointe de Sécurité), titulaire d’un bac et d’un BTS, sortie major de l’École de police, croit en la devise républicaine. Elle estime utiles et nécessaires les missions de la PAF : contrôle des frontières, lutte contre les fraudeurs, les filières clandestines, etc. Sa bonne foi, ses compétences, la qualité de son engagement ne font aucun doute. Bien intégrée au départ, bien vue de la hiérarchie qui commence par la couvrir d’éloges, elle va rapidement déchanter face au climat détestable qui règne au « Secrétariat frontières » du service immigration. Le racisme, généralisé, qu’il soit virulent, « de circonstance » ou inconscient, envahit le langage courant et imprègne les moindres références aux Maghrébins, qualifiés banalement de « melons » ou de « bougnoules » comme au bon vieux temps de la colonisation. S’y ajoute, sous l’influence d’une femme brigadier-chef tyrannique, une homophobie rageuse et obsessionnelle, focalisée sur un couple de lesbiennes : Nadia et Eve, qui finira par craquer et fuir l’infernale « machine à broyer » de la PAF.

Affectée en mars 2008 au GASAI (Groupe d’analyse et de suivi des affaires d’immigration), Sihem Souid y traite avec ses collègues les dossiers des Individus non Admis sur le Territoire (INAD), les demandes d’asile politique aussi bien que la lutte contre l’immigration clandestine. Elle le fait sans état d’âme, convaincue de la nécessité de lutter contre les fraudeurs et usurpateurs, mais découvre rapidement que, pour la PAF, tout étranger est par nature suspect. La politique du « chiffre » érigée en culte entraîne des bavures défiant l’imagination, derrière lesquelles on devine aisément des dizaines de cas d’expulsions arbitraires « à la gueule du client ». La jeune femme n’échappe pas à ces soupçons à forte coloration raciste. Perçue comme « solidaire des Arabes », soupçonnée de vol lorsqu’un objet disparaît du bureau, elle est chaque jour en butte à la haine de sa supérieure, laquelle finit par la faire muter… « dans son propre intérêt ».

Ces manœuvres, clairement destinées à « épurer » le service, se déroulent sur un arrière-fond de corruption rampante, connue de tous : petits cadeaux des compagnies aériennes, arrangements, billets gratuits, passe-droits, etc. à l’avantage du patron, Bianchi, qui arrivé en fin de carrière, se croit intouchable. Une lettre anonyme détaillant les innombrables combines de ce dernier précipitera cependant sa chute en avril 2009 à la suite d’un papier du Canard et des témoignages accablants de ses subordonnés. Mais lorsque son ancienne adjointe prend la relève, Sihem peut seulement constater que « les magouilles continuent, le racisme aussi », que la parole ne « remonte » pas, qu’aucune plainte n’est prise en compte. Conclusion : le système ne peut être combattu que de l’extérieur. C’est ce qui amènera l’auteur et six autres collègues victimes de brimades sexistes, harcèlement et discriminations racistes à alerter la Halde. (Ces récits détaillés sont parmi les pages les plus fortes du livre.) Mais la « machine à broyer » aura le dernier mot : pour avoir contesté l’action du procureur de Créteil dans le cadre des reconduites à la frontière, Sihem sera interrogée, gardée à vue, perquisitionnée, relevée de ses fonctions et finalement mutée, en novembre 2009, au Service de prévention de la police administrative et de documentation.

Olivier Eyquem

Sihem Souid, en collaboration avec Jean-Marie Montali : « Omerta dans la police », le cherche-midi, 2010, 18 €

 
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Publié par le janvier 20, 2011 dans Uncategorized

 

La rigole du diable, de Sylvie Granotier

Première ligne : « En ce début d’après-midi, par ailleurs semblable à tous les autres… ». A peine installé on se trouve face au corps d’une jeune femme battue à mort et d’un bébé hurlant dans une poussette. Ce bébé sera avocat. Il a un nom, Catherine Montigny, travaillant dans un cabinet qui a pignon sur rue. Voici les affaires qui l’attendent : Cédric Revers, la quarantaine, poursuivi pour coups et blessures ; Myriam, d’origine gabonaise, soupçonnée d’avoir empoisonné son brave paysan de mari. A Guéret, dans la Creuse (nouveau Chaminadour), Catherine découvre des habitants qui n’ont plus de secrets les uns pour les autres. Étoffant ses dossiers, elle ne peut s’empêcher de penser à sa mère. Elle ne sait rien d’elle. Pourquoi une mort si brutale ? Écrivant au présent, Sylvie Granotier insuffle à son roman une vitalité inhabituelle. Les doutes, les non-dits, les révélations qui font plouf, l’ambiguïté des certitudes troublent la jeune avocate. Myriam n’a pas grande estime d’elle- même ; feu son époux n’en avait pas non plus. Et puis il y a Cédric dont le comportement varie suivant qu’il est à Paris ou dans sacambrousse natale. Quelque chose de pas très clair enveloppe les personnages. Entre un Paris pressé et une campagne perdue, les obstacles s’accumulent. Dans ces conditions comment assurer une défense qui se défend? Comment deviner qui triche et qui ne triche pas?

 

Alfred Eibel

Albin Michel – Collection Spécial Suspense, 354 p., 19,50 €.

 

 
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Publié par le janvier 13, 2011 dans Uncategorized

 

QUATRIÈME CHRONIQUE DU RÈGNE DE NICOLAS 1ER, de Patrick Rambaud

2010, quatrième année du règne du Nerveux Souverain, a été un bon cru, long en bouche, avec un arrière-goût persistant de querelles saumâtres, de scandales puants, de racisme à la sauce auvergnate, de fausses manœuvres et de basses intrigues. Qu’on en juge plutôt à cette énumération sommaire : fiasco de la campagne de vaccination de Mme Bachelot, sortie pour le moins malheureuse de M. Hortefeux sur le « petit Arabe » de l’UMP, procès Clearstream, chasse aux exilés, clip débile du parti majoritaire, tentative de lancement de l’ineffable Jean Sarkozy, affaire Woerth/Bettencourt… Il y avait de quoi alimenter la verve assassine de Patrick Rambaud, satiriste autant que fin politologue, dont on admire une fois de plus les portraits au vitriol de la classe régnante. Quelques échantillons « gracieux »? Voyez plutôt ce qu’il nous dit de l’étonnante Roselyne : « C’était, avec une taille courte, une femme sans trop de rouge, sans rubans, sans dentelles ni aucune sorte d’ajustement, vêtue de rose en tout temps, portant des chaussures fluo de plage dès les beaux jours » avant de détailler son art d’ouvrir le parapluie et de claquer 800 millions d’euros pour rien. Le « comte Chatel », maintenant : « boudin de figure, sans attraits remarquables, le cheveu rebelle même aplati, une allure bonhomme et une voix sans intonations« . Un homme désespérément neutre et incolore, qui « ayant travaillé dans l’industrie des cosmétiques, excellait dans le replâtrage ». Et « Hortefouille », « roux de poil et roussi du bulbe, au teint vite écarlate par les joues« , qualifié imparablement de « plus ancien souffre-douleur et plus fidèle perroquet de Sa Majesté » Trouvez-vous le portrait excessif ou trop rosse? Certaine déclaration « humoristique » saisie au vol vous fera peut-être changer d’avis : « Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes« . Bon à rappeler pour prendre la mesure du bonhomme et de son entourage. Le procès Clearstream nous vaut aussi sous la plume de Ramband quelques belles lignes sur Villepin et un dégommage hilarant du général Rondot, cet homme « voué au secret (qui) avait néanmoins pris l’habitude mauvaise de tout noter dans ses carnets« … sans savoir distinguer entre affirmations, ragots et interrogations (p. 39). Admirons ensuite le marquis de Valois, alias Monsieur Fredo, « grand héron mélancolique tout à la fois réservé et dandy« , auquel un soutien précipité à Roman Polanski vaudra d’odieuses attaques venues de la droite extrême. La candidature à l’EPAD du médiocre étudiant Jean Sarkozy fut en soi tellement ubuesque, et souleva un tel scandale que Rambaud n’a nul besoin de forcer le trait. Plus utile est son rappel des ahurissantes déclarations d’un Eric Raoult, invitant Marie N’Diaye à taire ses critiques après avoir reçu de « nous » (la France blanche?) le Goncourt (p. 68). La dame, il est vrai, a choisi de vivre à Berlin… ville dont notre Souverain aurait contribué, comme chacun sait, à abattre le mur… à une date sur laquelle aucun « témoin » ne réussit à s’accorder. Le racisme rigolard, composante fondamentale de ce régime, resurgit en catimini dans les fines plaisanteries du président à Dany Boon, né Hamidou (p. 77). Mais on s’amuse encore plus du clip surréaliste « Tous ceux qui veulent changer le monde » (p. 79) qui verra se dandiner lourdement les caciques sous l’œil effaré d’un Luc Ferry habituellement enclin à beaucoup pardonner à ce régime. La quatrième chronique rappelle aussi, s’il en était besoin, les grandes obsessions d’un Sarko resté flic dans l’âme et, plus encore, chef de clan : la haine et le mépris de la presse, la fixette sécuritaire alimentant une très douteuse réflexion sur « l’identité nationale » sous la houlette du Transfuge Besson. Enfin couronnant le tout viendra l’affaire Woerth-Bettencourt, où se conjugueront au plus haut degré le grotesque et le pathétique. Que demander de plus pour une seule année? Courage, Patrick Rambaud, encore une Chronique, et vous pourrez, nous l’espérons, pousser avec nous un grand « ouf » de soulagement. Entre-temps, merci du fond du cœur de nous aider à survivre…

Olivier Eyquem

Patrick Rambaud : « Quatrième chronique du règle de Nicolas 1er », Grasset , 14 €

 
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Publié par le janvier 12, 2011 dans Uncategorized