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Archives Mensuelles: juillet 2013

Voyage en Sardaigne, de Claude Schmitt

La Sardaigne, on y goûte la simplicité de l’accueil de ses habitants. C.F. Ramuz écrivait : « retour à l’élémentaire, parce que retour à l’essentiel ». Claude Schmitt y est allé « faire un tour » pour écrire un livre. Un séjour de deux mois avec l’équivalent de 300€ en poche. Il parcourt l’île à pied, se laisse guider par le hasard, couche chez l’habitant ou dans des auberges de fortune. Hasard de la Sardaigne heureuse aurait pu dire Frédéric Prokosch. Claude Schmitt se lie d’amitié avec les habitants des villages. « L’inconnu m’est surprise, jamais danger ». Un journaliste sarde, Giovanni Mameli, a écrit à son propos qu’il possède « une sensibilité politique qui le porte vers les humbles ». Pouvoir de ce livre, découvrir une population magnifique. Ce qui fait dire à un voyageur : « Ici les filles sont aussi belles que beaux les garçons ». D.H. Lawrence, Elio Vittorini, Albret t’Serstevens, Ernst Jünger, Jacques Serguine ont exprimé leur amour pour cette île. Gabriel Matzneff a parlé de son passage au village de Villasimius dans ses Blocs-Notes. Michel Mourlet en a rapporté de parfaits souvenirs. Howard Vernon, grand boucanier devant l’éternel, pénétrant dans une taverne de Cagliari, à peine le pied posé, voit venir à lui l’aubergiste qui lui tend un verre : « goûtez-moi cet excellent Villacidro, Monsieur Howard Vernon, vous m’en direz des nouvelles ! ».

Alfred Eibel

Editions le Dauphin Vert

244 p., 20 €

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Publié par le juillet 17, 2013 dans Uncategorized

 

En feuilletant, en survolant, 15

Lucky Luciano : « Je n’ai jamais causé le moindre souci à la police italienne. Sans doute mes compatriotes sont-ils l’objet d’une forte pression américaine, car il suffit qu’un type glisse sur une peau de banane pour que les flics m’accusent d’avoir vendu la banane ». Les caïds de New-York, de Stéphane Groueff et Dominique Lapierre, préface Raymond Cartier, Julliard 1958.

 La démocratie athénienne n’était pas démocratique, « non parce qu’il y avait des esclaves, mais parce qu’elle ne connaissait aucune valeur qui fonde notre démocratie ».

Extrait de l’entretien avec Florence Dupont sous le titre : « Faire des Grecs des sauvages comme les autres ». Le Monde, 5 juillet 2013. À propos d’un livre L’antiquité, territoire des écarts – Entretiens avec Pauline Colonna d’Istria et Sylvie Taussig, de Florence Dupont, Albin-Michel, « Itinéraires du savoir », 250 p., 22 €.

 Le héros du roman de Jacques Sommer, Le meurtre, à paraître cet automne chez Pierre-Guillaume de Roux éditeur, se prénomme Franz. L’idée me vient de compléter : Franz Kafka. Voici tiré de Le siècle de Kafka (Centre Georges Pompidou, Paris, 1984) quelques réflexions d’écrivains qui ont lu l’œuvre de Kafka. Selon l’inspiration du moment, il n’est pas interdit de raccorder les remarques qui suivent au roman de Jacques Sommer.

 Kafka : « Il a vu que le monde a plusieurs significations diverses, mais que deux choses ont de l’importance : connaître les faits, et plus encore savoir les pénétrer ; c’est pourquoi le rêve était pour lui si important ». Alfred Döblin.

 L’angoisse qu’un livre de Franz Kafka respire, « par moment, presque intolérable, car comment ne pas se dire sans cesse : cet être traqué, c’est moi ». André Gide.

 « Il y aura donc toujours eu, devant le regard, quelque chose qui passe. Et le plus grand bonheur aura été d’élever le chant, en un chœur désordonné, devant ce qui passe ». Jean Starobinski.

 Kafka a écrit : « La robinsonnade totale, celle dans laquelle tout homme, devenu son propre Robinson, se laisse dériver sur un radeau sans gouvernail et chargé de tout un attirail rassemblé à la va-vite ».Theodor W. Adorno.

 « Le vrai chemin passe par une corde qui n’est pas tendue en l’air, mais presque au ras du sol. Elle paraît plus destinée à faire trébucher qu’à être courue ». Franz Kafka.

 « Le pire se trouve derrière la fenêtre ». Franz Kafka.

 
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Publié par le juillet 13, 2013 dans Uncategorized

 

La Botanique parallèle, Leo Lionni

Etiemble, en fin lettré, recommandait aux amateurs la prose claire, limpide, de Louis de Broglie ; celle, ondulatoire, du naturaliste Réaumur. Marcel Arland dans son Anthologie de la prose française vantait celle d ‘un jardinier du XVIIème siècle. Roger Vailland, celle d’un éleveur de chevaux du XIXème siècle. Si ces auteurs ne sont pas des littérateurs, ils n’en possèdent pas moins un sens aigu de la langue française. J’en dirai autant de La Botanique parallèle de Leo Lionni. Toutes les plantes décrites sont imainaires ; néanmoins crédibles du point de vue scientifique. L’ensemble forme un jardin extraordinaire (Charles Trenet). Les illustrations touchent à la pure joie de l’équilibre. Les plantes s’enchevêtrent, s’entrelacent, se croisent, s’entrecroisent, s’emmêlent, forment une forêt enchantée. Plantes molles rappelant les montres de Salvador Dali, plantes étrangleuses, plantes flûtes à champagne, plantes serpents, plantes aux mains jointes, « plantes moqueuses », hautes plantes-parapluies, bourgeons javelots. Rien ne manque à cette nomenclature lyrique et poétique. Exemple : « Un jour, à l’heure où le soleil amorce sa lente chute et où la ville semble se draper dans un smog rosé, l’âcre odeur de bouse brûlée monte jusqu’à la colline… ».

Alfred Eibel

Editions des Grands Champs,

277 p., 23 €.

 
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Publié par le juillet 9, 2013 dans Uncategorized