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La Botanique parallèle, Leo Lionni

09 Juil

Etiemble, en fin lettré, recommandait aux amateurs la prose claire, limpide, de Louis de Broglie ; celle, ondulatoire, du naturaliste Réaumur. Marcel Arland dans son Anthologie de la prose française vantait celle d ‘un jardinier du XVIIème siècle. Roger Vailland, celle d’un éleveur de chevaux du XIXème siècle. Si ces auteurs ne sont pas des littérateurs, ils n’en possèdent pas moins un sens aigu de la langue française. J’en dirai autant de La Botanique parallèle de Leo Lionni. Toutes les plantes décrites sont imainaires ; néanmoins crédibles du point de vue scientifique. L’ensemble forme un jardin extraordinaire (Charles Trenet). Les illustrations touchent à la pure joie de l’équilibre. Les plantes s’enchevêtrent, s’entrelacent, se croisent, s’entrecroisent, s’emmêlent, forment une forêt enchantée. Plantes molles rappelant les montres de Salvador Dali, plantes étrangleuses, plantes flûtes à champagne, plantes serpents, plantes aux mains jointes, « plantes moqueuses », hautes plantes-parapluies, bourgeons javelots. Rien ne manque à cette nomenclature lyrique et poétique. Exemple : « Un jour, à l’heure où le soleil amorce sa lente chute et où la ville semble se draper dans un smog rosé, l’âcre odeur de bouse brûlée monte jusqu’à la colline… ».

Alfred Eibel

Editions des Grands Champs,

277 p., 23 €.

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Publié par le juillet 9, 2013 dans Uncategorized

 

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