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Le navire Arthur et autres essais, de Gérard Macé

18 Avr

Trois médecins confrontés aux résidus du monde suivant leur spécialité. Parent-Duchâtel face à une épidémie déclarée au XIXe siècle sur le navire Arthur. Adrien Proust, le père de Marcel Proust, luttant contre la peste et le choléra. Nous voici arrivés à Louis-Ferdinand Destouches, dit Louis-Ferdinand Céline vu par Gérard Macé. Triste sire, crado, fringué comme un as de pique, tenue revendiquée si l’on ose dire, s’étant ainsi créé un personnage. Céline n’aime pas le style lisse qui fait partie des écrivains de bonne tenue. Céline met au point une langue très personnelle, bondissante. Il y met le même soin qu’il met à se nipper. Dans le genre folie de la propreté, il faut mentionner Howard Hugues (1905-1976), producteur et réalisateur américain. Craignant d’être contaminé par n’importe quel geste à main nue, il portait des gants en toute occasion. Le phénomène ne figure pas dans le livre mais il est symptomatique d’un hygiénisme qui n’est pas sans danger, constate Gérard Macé au cours de ce livre, à propos de ceux qui se détournent d’un monde scatologique dont les hommes sont les premiers responsables.

Alfred Eibel.

Éditions Arléa, 88 p.,15 €.

 
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Publié par le avril 18, 2020 dans Uncategorized

 

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