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L’Algérois, d’Éliane Serdan

14 Juin

Des confessions, une suite d’indécisions, des bruits diffus, des nostalgies, des inquiétudes qui se meuvent en théâtre d’ombre, agitent les personnages de ce roman, qui reconnaissent leurs faiblesses, leurs torts, face à une nature immobile, qui les plonge dans un état pathologique caractérisé par la lassitude. La vie semble tenir à un fil ténu comme un poème de Jean Follain. Nous sommes en 1962. C’est alors qu’apparaît devant Marie, Pierre, et bien d’autres, un garçon rentré d’Algérie, qui va, comme au bowling, s’adonner à un jeu de quilles avec une perversité inconnue de ce village habitué à la lenteur. Le jeune homme se nomme Jean Lorrencin. Il a de la prestance, est cultivé, a fière allure ; en deux mots, c’est un beau mec. Voilà Marie qui émerge pour de bon face à un personnage issu d’un vaudeville qui apparaît aux moments les plus inattendus. Peu à peu on apprend qu’il est fiché extrême droite, qu’il a bonne mémoire : Maréchal, nous voilà !, lecteur assidu de Je suis partout. Dans ce domaine, il en surprendra plus d’un. Construit à la façon d’un roman à énigmes, dans un style constant, régulier, il laisse au lecteur le soin d’y voir plus. Éliane Serdan a créé ce qu’on pourrait appeler le roman du doute, selon les circonstances.

Alfred Eibel.

Serge Safran éditeur, 144 p., 15,90 €.

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Publié par le juin 14, 2019 dans Uncategorized

 

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