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Archives du septembre 9, 2018

Denise Parisse,   « Cité du souvenir »

L’on n’invente pas un titre comme celui-ci. Et en effet la Cité du souvenir existe, elle se trouve dans le XIVe arrondissement de Paris. C’est dans ce décor à la Calet, à la Malet, proche du parc Montsouris, que l’auteur a vécu son enfance et son adolescence  «de la Seconde Guerre mondiale à la guerre d’Algérie». La mère, le père, la fratrie – le «clan» -, les beaux-frères, leur vie dans cet ensemble qui préfigurait les HLM, les maîtresses d’école, les copines, les garçons, la recherche d’un travail, les bals et le grand amour, tout cela qui est de la vie privée se tient éloigné de l’égotisme et au contraire nous restitue un certain unanimisme.  A cet égard, l’évocation de la guerre d’Algérie à travers les dits des uns et des autres (copains de cage d’escalier revus en ces circonstances, proches et familiers…) est une réussite. La phrase se risque sans tremblement devant  «la dure réalité à étreindre», car le regard est juste et à bonne distance. Et enfin nous entendons une voix, mais aussi des bruits «de pas, de chants, de rires, mais aussi des cris et des pleurs. Des bruits « d’hommes » en quelque sorte.» 

Claude Schmitt
Metvox Publications, 192 p., 19 euros

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Publié par le septembre 9, 2018 dans Uncategorized