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Vaches Noires, de Roland Topor

15 Juin

Les pensées dérisoires vous tombent dessus comme une tuile, une philosophie lorsqu’on sait que les rêves les plus fous s’insèrent dans la réalité pour la déstabiliser. Semblable aux métastases, plus une cause paraît banale, plus elle a des chances de se multiplier sous la plume de Topor (1938-1997). Quand surgit un incident, ce n’est qu’un événement accessoire qui sans peine entraîne des cataractes à l’infini. D’un revers de la main, Topor exclut la démocratie parce qu’il la respecte trop et craint de la dérégler en votant. Tout comportement a son contraire. C’est bien cela qui est embêtant. Tout délire contrôlé a son avantage. Quand on ne voit pas bien le rapport entre une donnée et une autre donnée, il suffit de l’établir et le tour est joué. Il faut négliger ce qui est en trop, idem la redondance ou le double emploi. Topor avoue que « c’est la présence d’esprit qui me fait défaut, on se fait chier en lambinant sur place ». Chaque argument mérite d’être poussé à bout et l’on comprendra aisément l’importance des vaches noires. Quand vous aurez tourné la dernière page de ce livre, entrez dans Larchmütz 5632, le roman de Jean-Bernard Pouy.

 

Alfred Eibel.

Éditions Wombat, 117 p., 7 €.

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Publié par le juin 15, 2017 dans Uncategorized

 

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