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Touchez pas au frichti. 220 restos au banc d’essai, de Jules Magret

15 Juin

Quand on a fait comme le signataire la tournée de toutes les grandes tavernes de Paris au temps des « trente glorieuses », en se léchant les babines, on ne peut qu’être agréablement surpris par Jules Magret et ses lieux délectables, pas toujours à la hauteur de l’enseigne, c’est vrai ; d’ailleurs il ne l’envoie pas dire quand l’attaché de service d’un resto qui se veut grand est doté d’une affectation de gentillesse, alors que la cuisine arrive à peine au niveau d’une banale cantine. Ce guide gastronomique évite tous les égarements. Donc, livre indispensable. À fleuret moucheté, la grande toque se montre au diapason de la parade. Le client réduit au silence rend les armes pour mieux goûter chaque bouchée. Mettre l’eau à la bouche aurait pu ajouter Jacques Doniol-Valcroze. Jules Magret est un Alain-René Lesage dont l’aventure picaresque est gastronomique. Il fait honneur à la cuisine française mais aussi c’est un poinçon hérité d’Audiard, Boudard, Céline, Simonin (on pourrait y adjoindre Le Breton et Ange Bastiani), si bien que la bonne bouffe ne peut s’élever que par l’enthousiasme.

 

 

Alfred Eibel.

Préface de François Cérésa.

Éditions de l’Archipel, 154 p., 15 €.

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Publié par le juin 15, 2017 dans Uncategorized

 

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