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Dans la rue avec Jean-Pierre Martinet, d’Alfred Eibel

01 Déc

Ce témoignage paraîtra en avril 2017 aux Éditions des Paraiges. La quatrième de couverture(*) a été rédigée par Rym Sellami, enseignante à Tunis. J’en profite pour signaler que cette jeune tunisienne vient de composer un mémoire sur le premier roman de Jean-Pierre Martinet : La Somnolence.

Le titre du mémoire : Le pouvoir de l’illusion dans la Somnolence de Jean-Pierre Martinet.

Pour tout renseignement contacter les Éditions des Paraiges, 4 rue Amable Tastu – 57000 – Metz. www.editions-des-paraiges.eu

(*)Dans la rue avec Jean-Pierre Martinet, d’Alfred Eibel.

Dans la rue avec Jean-Pierre Martinet est une biographie conduite avec beaucoup d’entrain et de nostalgie. Alfred Eibel ouvre une brèche dans la mémoire permettant à la lumière d’y pénétrer et d’éclairer la vie de Jean-Pierre Martinet, un grand écrivain français de la seconde moitié du XXe siècle. En effet, retourner sur les lieux de la mémoire est non seulement un moyen de retrouver le passé, mais aussi un moment fort d’intimité et de recueillement. Sur ces lieux où se croisent les lignes de force et les lignes de faiblesse de vies nouées par l’amitié, Jean-Pierre Martinet renaît de ses cendres, tel un sphinx, grâce à « Fred », comme il l’appelait dans leur correspondance. Toujours fidèle à lui-même, Alfred Eibel rebrousse chemin à la recherche du temps perdu qu’il a passé avec son compagnon de jeunesse.

Les chats, les clochards, les prostituées, les vieilles femmes renfrognées et les rires déchaînés des deux compagnons ; un récit raconté d’une seule traite, dans un style pétillant et fluide, maniant les clins d’œil et les glissements d’un point de vue à un autre. La voix d’Alfred Eibel cède la place à celle de Jean-Pierre Martinet, dans un jeu de passe-passe, abolissant les frontières entre le passé et le présent. Le discours produit une sorte de dynamique entre le monde des absents et celui des vivants, attestant de la situation contradictoire de la littérature, ce « piège à la con », qui resserre les nœuds entre fiction et réalité.

Les randonnées nocturnes et les rencontres avec des gens du quartier, de la ville ou d’ailleurs ; les visages réels qui ont alimenté l’univers romanesque de Jean-Pierre Martinet et qui hantent le récit d’Alfred Eibel, refusent de quitter notre monde. Le texte d’Alfred Eibel nous ouvre la perspective d’une immersion dans les profondeurs de la conscience, afin de réconcilier la mort et la vie. Ce livre est, enfin, un grand témoignage d’amour et d’humanisme de la part d’un Français cosmopolite.

Rym Sellami.

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Publié par le décembre 1, 2016 dans Uncategorized

 

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