RSS

Pierre-Alain Tâche, La quête continue

01 Août

L’action de Pierre-Alain Tâche, recueillir des frémissements. Il se balade à travers la France, saisit ce rien qui inspire ; il en retient l’empreinte. L’immédiateté du poème est un jeu de mémoire. Savoir jongler avec différents éléments. Le poète amorce des impressions, s’étonne, enchante avec délicatesse tout en variant l’éclairage. Ses textes ressemblent à la composition d’un tableau. Il sait où mettre la touche finale en n’omettant pas la saison. Devant une rivière, il admire « la tresse lente et terreuse des eaux ». Parfois la déception lui crée un désordre moral. Il place un oiseau à l’endroit exact où le texte se pousse. Il veut un chant profond, il s’interroge sur « la solidité des mots ». Il y a dans chaque morceau de ce volume ce qu’on nomme « le beau plaisir de la langue ». C’est quoi la poésie ? Une manière d’abolir le temps, une forme de réconciliation avec soi-même, une escapade, un dernier salut à la nostalgie qui s’estompe. Ce poète discret va jusqu’à l’effacement. Pas tout à fait cependant. Ses textes s’arrêtent une fraction de seconde avant de s’évanouir. À lire Pierre-Alain Tâche à voix haute, il arrive d’entendre des vers raciniens. Semblablement à Gustave Roud, notre poète ouvre des brèches de lumière « dans l’obscurité des jours ».

Alfred Eibel.

Éditions de la Revue Conférence, 112 p. 19 €.

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le août 1, 2016 dans Uncategorized

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :