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Le lys blanc, de François Cérésa

22 Juin

Un bon écrivain doit savoir tout faire, du Caroline chérie et du Petit canard. Ici, Cérésa s’inscrit dans la première catégorie avec la vie d’une vraie gonzesse sous la Révolution française, appelée Marie-Antoinette, servante au château du comte La Rose-Pitray. Abusée par ce même comte et ses comparses, elle se retrouve enceinte, nait un fils appelé Maximilien. Marie bouge, rumine vengeance, recherche le père de son enfant, apprend que l’auteur serait un homme se faisant appeler Lys Blanc. Ce qu’elle veut, c’est la vraie vie, sans maîtres, sans aristos, sans perdre le nord, prête à s’arranger avec les circonstances sans trop s’exposer. Il lui arrive de se rebiffer sans courber l’échine, de subir des revers, d’être victime de fausses promesses et de défections. Par chance, arrivent quelques bonnes nouvelles et quelques soutiens. Habillée en homme, elle échappe aux tracasseries révolutionnaires et à celles des insurgés vendéens. François Cérésa, en plus de ses qualités narratives, sait empoigner une époque et son langage, donner vie à ses personnages, impliquer le lecteur dans le chahut des armes, maintenir sur lui la pression par une très forte peur qui plane d’un bout à l’autre du roman. Quant à Marie, elle nous rappelle la belle actrice Catherine Spaak habillée en homme galopant dans un film à costume.

Alfred Eibel

L’Archipel, 300 p. 19,95 €.

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Publié par le juin 22, 2015 dans Uncategorized

 

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