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Un certain Blatte, de Patrice Delbourg

17 Mai

Il y a des hommes dont le destin est de vivre par procuration. Adrien Blatte est de ceux-là. Pour tenter d’exister il conserve tout, ne jette rien, accumule, se réfugie dans le rebut. Il se met à l’abri au cinéma, regarde vivre les acteurs. Ne pas exister, pour mieux traquer les trous d’air. Sans monture, sans posture, il est prêt à supporter l’avanie pourvu qu’on n’exige pas sa participation. Il est l’homme des bévues et des boulettes. Il ressent de l’affliction sans savoir pourquoi. Il veut rester ombre parmi les hommes. Les femmes qui tentent de l’aborder rappellent à Adrien l’abordage de deux vaisseaux. Cet état d’abandon et de solitude morale complète ne pouvait que réjouir Patrice Delbourg. Il puise dans sa réserve les termes spécifiques les plus appropriés pour régler son compte à Adrien Blatte. Le lecteur est aux anges.

Alfred Eibel.

L’Arbre Vengeur

198 p. 12 €.

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Publié par le mai 17, 2015 dans Uncategorized

 

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