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Le divin Chesterton, de François Rivière

17 Mai

Gilbert Keith Chesterton (1878 – 1936) est un écrivain très populaire bourré de paradoxes, de valeurs traditionnelles, grand lecteur de romans policiers. François Rivière établit un parallèle entre sa formation et celle de l’auteur de Le nommé Jeudi. Il le présente dans sa vérité grande, d’étape en étape, avec aisance, qui fait que chaque page nous enchante. Créateur d’un détective hors du commun, le père Brown, ecclésiastique d’apparence inoffensive, il possède au plus haut degré la perception du bien et du mal. Gros succès de librairie. Alec Guinness se glisse dans la peau du père Brown avec délice : Father Brown (Détective du bon Dieu) en 1954. Chesterton est un homme joyeux, aimant jongler avec les expressions toutes faites. Il s’affirme contre le cosmopolitisme et déclare : « Je n’ai pas assez de foi pour croire en la matière ». Abandonnant la foi anglicane pour la foi catholique, ébloui par l’existence du merveilleux dans la vie, pétri d’un idéal chrétien, peu porté sur les intellectuels, détestant les esthètes, G.K. Chesterton pratique un catholicisme gai au grand dam des tristes sires de cette religion. Kafka, Claudel, Larbaud, Pierre Klossowski, Jorge Luis Borgès, parmi d’autres, furent ses lecteurs sensibles à son humour et sans doute à l’enfant qu’il a su rester jusqu’à la fin de sa vie.

 

Alfred Eibel.

Rivages

216 p. 21 €.

 

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Publié par le mai 17, 2015 dans Uncategorized

 

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