RSS

Frédéric Dard : Romans de la Nuit

26 Fév

Certains préfèrent Frédéric Dard, d’autres ne jurent que par San Antonio au délire scriptural. Où est la vérité ? Nourri des grands du polar américain, Dard a biberonné Rabelais, Francis Carco et Paul-Jean Toulet. Arrivés au carrefour de leur vie, ses personnages s’emballent. Naïfs, ils seront dupés. Impénitents, ils se dépêcheront de courir vers les gouffres. L’un dit : « J’avais besoin d’aller jusqu’au bout du confortable ennui qui me rongeait ». Paris n’est pas sombre comme la tombe où repose un ami, mais semblable à un décor factice qui piège les faux ambitieux. Ce n’est pas l’ombre du grand mur, c’est sa propre ombre qui file le train à son héros. Manque d’expérience, il se ronge les ongles, souffle sur les braises de la frustration. Frédéric Dard a beaucoup appris du cinéma pour lequel il a activement travaillé. Il a épuré son écriture. Il est l’arpenteur d’une intrigue qui porte sens. Au bout du compte, peu d’espoir dans ses livres en quoi il rejoint l’œuvre d’André Héléna. En exergue aux Romans de la Nuit inscrivons cette phrase cueillie dans la correspondance de Vincent Voiture : « Je suis plus malade que je ne fus jamais en un lieu où il n’y a point de remède pour moi ».

 

Alfred Eibel

Omnibus, 864 p., 26 €.

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le février 26, 2014 dans Uncategorized

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :