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En feuilletant, en survolant , 13

10 Juin

Ceux qui connaissent Jean-Claude Missiaen, qui ont vu Tir groupé 1982, Ronde de nuit 1983, La baston 1985, seront séduits par cette brochure format à l’italienne qui raconte son enfance.

Trouville, la camaraderie, l’école, la joie de découvrir après-guerre, l’ouïe fine, mirettes à l’affût, Johnny Weissmüller, le roman populaire, le cinéma, Tyrone Power, Errol Flynn, Hollywood devenant la « Holy Bible » de la jeunesse et, plus tragique, la disparition de Cerdan, les combats de Jack La Motta. Bien entendu, ce n’est pas tout. Nombreux sont les

« flash back ». Car on ne guérit « jamais de son enfance ». Que dire d’autre sinon qu’on attend la suite. Quand vous pensez cinéma, prononcez toujours Familia. Trouville-sur-Mer. Images d’après-guerre, de Jean-Claude Missiaen, Archimbaud éditeur, Presses de Pierre Mathan et Pascal Duriez. Imprimerie d’Art des Montquartiers à Issy-les-Moulineaux.

 

Découvert dans un lot de livres abandonnés.

« Le mari doit disparaître. Il la tient dans ses bras, frémissante et pâmée, il la grise de ses caresses. Il lui murmure à l’oreille des mots d’amour et des conseils criminels… La mort de Weiss est décidée ».

Extrait de Jane Daniloff, l’empoisonneuse d’Aïn-Fezza d’Henri-Robert de l’Académie française, Albin Michel.

 

« Une erreur judiciaire. Je pense qu’après les accusations portées par l’hôtelière, les policiers ont recherché des preuves qui collent avec leur théorie. Ce n’est pas si inhabituel que ça, ce genre d’aveuglement. Rappelle-toi : c’est seulement après son entrée en scène que sont nés les tout premiers soupçons. Jusque-là, personne ne trouvait rien à redire au verdict de la crise cardiaque ».

Le silence de Grace de Peter Robinson, collection « Spécial Suspense », Albin Michel.

 

 « Plus il buvait, plus elle se sentait le courage de se montrer créative. Au bout de plusieurs litres, et après avoir resservi trois ou quatre fois du Laphroaig à Berman, elle commença cependant à s’inquiéter : pourquoi ne s’endormait-il pas ? Ce type avait-il l’habitude de s’avaler des benzodiazépines chaque soir, et avait-il par conséquent acquis une certaine tolérance à cette substance ? ».

Nano de Robin Cook, Albin Michel.

 

La tolérance ? il y a des maisons pour çà (attribué à Paul Claudel dénonçant la notion de « tolérance » au sens de ne pas sanctionner comme hérétique). Une chose est sûre, pour le narrateur de Le Meurtre de Jacques Sommer, à paraître cet automne chez Pierre-Guillaume de Roux éditeur, il y a des situations qui sont littéralement intolérables.

 

« Peut-être n’avait-il point franchi, sans luttes et sans répugnances les limites qui séparent un honnête homme d’un gredin, mais ces troubles de conscience étaient depuis longtemps oubliés. Ce grand et bel homme, qui était si favorisé par les femmes et si peu par les cartes, jouissait d’une tranquillité de sommeil démentant formellement l’opinion générale qui la dénie au coupable. C’était le traitre dans toute l’horreur de sa fourberie ».

Les Espions, par Thea von Harbou, roman traduit et adapté de l’allemand par Mathilde Zeys, Éditions Cosmopolites, 1928.

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Publié par le juin 10, 2013 dans Uncategorized

 

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