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Alain Guyard : 33 leçons de philosophie par et pour les mauvais garçons

22 Mai

.Les idées ? Des bancs publics sur lesquels sont installés des tyrans. Des ébranleurs de concepts assénant des blocs de phrases à des adversaires trop entreprenants. Se prétendre philosophe exige d’être seul dans une chambre comme l’avait compris Michel de Ghelderode, à lire, relire, vérifier, confronter, à caracoler après les filles, à s’épater en s’éclatant, à écrire, écrire, écrire, à pratiquer une « solidarité ordinaire ». Avoir vécu, déraisonné ; s’être beurré comme un petit Lu ; n’avoir pas froid aux yeux. Vivre intensément, se poser des questions à propos de Debord, Foucault, Serge Livrozet ; délaisser la politique, ce gigantesque boxon, fuir les « ronds-de-jambeurs », faire preuve d’autodiscipline, devenir maître des mots. Connaître ses classiques sans se laisser abuser par leur malignité. Ayant creusé son sillon, Alain Guyard, éducateur de prison, manie le jargon pénitentiaire avec vivacité. Maurice Raphaël tendance Ange Bastiani en aurait été tout ébaudi. Descartes en mousquetaire prêt à croiser le fer, Spinoza polissant ses idées en polissant ses verres. Le silence d’Albert Cossery, le « dernier des pharaons ». Ces trente-trois leçons si trempées méritent plus qu’une lecture de plus. Pour faire court, appelons ce livre Le petit Guyard illustré.

Alfred Eibel

Le Dilettante

287 p., 20 €.

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Publié par le mai 22, 2013 dans Uncategorized

 

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