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Archives du avril 22, 2013

Le Secret de Rita H., de Stéphanie des Horts

 

« A Hollywood, l’amour n’a pas, du point de vue sentimental, la même signification qu’en Europe. La même charge émotionnelle. L’amour fait plutôt partie du domaine de la compétition sportive, un exercice plus répandu qu’on ne l’imagine. Je me garderai bien d’affirmer, ainsi que le suggèrent les mauvaises langues, que l’Américain manque d’ardeur. Une chose est sûre, il est un gymnaste hors pair dans le domaine amoureux » écrivait il y a fort longtemps Curt Goetz et sa femme Valérie von Martens dans un ouvrage intitulé : Nous sommes des nomades… nous sommes des nomades… On s’apercevra en lisant le livre de Stéphanie des Horts que Curt Goetz n’avait pas tort.

Margarita Cansino avait le rythme dans la peau. C’était l’époque où l’orchestre de Xavie Cugat battait son plein, rumba et compagnie. Devenue Rita Hayworth, elle est baladée entre un tycoon consommateur effréné de starlettes, et un génie, Orson Welles, qui avait pris son éducation en main. Mariage, divorce, mariage suivi de frasques mémorables, mondanités et futilités. D’un côté les succès au cinéma de Rita Hayworth, sa renommée, le mythe ; d’un autre côté ce que Stéphanie des Horts met en lumière, la fange, la salissure, un monde hiérarchisé qui ne supporte que le succès, la rentabilité. Avec bonheur la romancière s’est glissée dans la peau de la star puisque son livre est écrit à la première personne. Dans Aux cent mille sourires. Hollywood. New York. Mexico, Maurice Debroka écrivait : « Le cinéma est la religion du XXème siècle. Il ne lui manque que ses martyrs ». Rita Hayworth fut une martyre de taille.

Alfred Eibel

Albin Michel

273 p., 18,90 €

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Publié par le avril 22, 2013 dans Uncategorized