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En feuilletant, en survolant (9)

16 Avr

Vigueur du roman de François Cérésa. Belle pesée des mots. « Là, j’ai tiqué … Je me suis levé d’un bond et je lui ai dit avec véhémence. À quoi elle me sert ici, la femme idéale ? Jamais un rond, jamais une tendresse !… Elle reste de marbre… Raide, hautaine, cul au vent, sur son fauteuil, occupée à tailler son ticket de métro… L’air détaché… Dédaigneuse… ».

Cérésa rend hommage à Céline, à Alphonse, à Frédéric Dard, à Michel Audiard, à Simonin Albert. Concernant ce dernier, nous préférons, et de loin, Ange Bastiani (pseudonyme de Victor-Marie Lepage. Autres pseudonymes : Ralph Berti, Zep Cascini, Ange Gabrielli, Hugo Prince, Victor de Saint Victor, Vic Vorlier, Luigi da Costa).

Autre pseudonyme : Maurice Raphaël (1918 – 1977) douze ouvrages signés sous ce nom. Des compliments d’André Breton et de Raymond Guérin. Personnage peu recommandable, l’Ange en question était un activiste gestapiste pendant l’Occupation. Il n’en demeure pas moins que la spontanéité de son écriture, son jargon, sa façon de jaspiner vaut largement, sinon plus, que la langue verte et laborieuse d’Albert Simonin (qui n’est pas non plus un écrivain au-dessus de tout soupçon).

 

Merci qui ? de François Cérésa, Écriture, 361 p. 18,95€.

 

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Ce qu’il faut louer chez Jacques Sommer, auteur de Le crime à paraître cet automne chez Pierre-Guillaume de Roux éditeur, c’est l’impression de vie de son roman, au-delà des mots. Peu à peu les événements se précisent. Lenteur des événements. Plume à son bout un appât.

 

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Comment passer du chaud au froid. Un jeu de hasard qui tombe pile poil sur les bons chiffres. Hasard et justesse se rencontrent. Contrairement à des polars filandreux, Sylvie Granotier sait construire une intrigue. Nous emboitons le pas à Catherine, une jeune avocate pénaliste qui tient sans faiblesse le fléau de la balance de la justice. Sylvie Granotier ou l’art d’écrire au service du grand art.

 

La place des morts, de Sylvie Granotier, « Spécial Suspense », Albin Michel, 325 p. 19,50 €.

 

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Cinq femmes chinoises en difficulté. Suite aux conséquences d’une Chine perturbée, arriérée, affamée. Et la lumière fut ! La liberté retrouvée ! Enfin des femmes aux postes clefs d’une société affrontant des problèmes aussi vieux que la Chine elle-même : la sexualité et l’homosexualité.

 Cinq femmes chinoises, de Chantal Pelletier, Éditions Joëlle Losfeld, 130 p. 14,90 €.

Alfred Eibel

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Publié par le avril 16, 2013 dans Uncategorized

 

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