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Michel Mourlet : Le Petit Théâtre de Hyacinthe le Fou, suivi de Hyacinthe aux champs. Poésie-promenade.

24 Fév

Faut-il rappeler ici La chanson de Maguelonne que notre ami sut si bien illustrer ? Nous en sommes plus proches qu’on ne l’imagine. Notre poète doté d’un singulier tour d’esprit nous emmène cette fois dans des oasis empruntées à Galland. Sur la scène de son petit théâtre Michel Mourlet parcourt les vestiges d’un passé antique, de par sa vivacité, sa passion, dans la diversité de ses chants où le classicisme le dispute au pastiche et la convoitise à la fantaisie. Il sait ourler et surfiler ses vers. En forêt, sur un balcon, il voit des filles qui se penchent. Il plante des amarantes entre deux belles et si cela n’est pas suffisant, noue un bouquet d’ancolies en guise d’offrande supplémentaire. Lecteur de Paul-Jean Toulet qui traduisit Le Grand Dieu Pan d’Arthur Machen, Michel Mourlet qu’on imagine parfois englué dans un classicisme passé, démontre s’il était nécessaire qu’il est un poète de notre temps. L’amour, il le déploie dans toutes ses fureurs. Comme Raymond Roussel, il ressent « la sensation du soleil moral », manie les ruptures, les apostrophes, tel le poète Jacques Dupin, capte l’instant éblouissant, spécialité du poète André du Bouchet. On l’aura compris, Michel Mourlet est un poète moderne.

Alfred Eibel

Editions Alexipharmaque, 143 p., 24 €.

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Publié par le février 24, 2013 dans Uncategorized

 

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