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En feuilletant, en survolant (2)

01 Fév

Il ne suffit pas de parler « d’exotisme » à propos de Pierre Loti, encore faut-il prêter l’oreille à sa prose. Une musique obsédante. Elle ne vous quitte plus. L’oreille proche de sons retenus d’une cithare. Lire Istanbul-Loti de Jacques Serguine.

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 Dominique Fernandez : Dictionnaire amoureux de Sendhal

Un dictionnaire d’une exceptionnelle qualité de par son écriture. Stendhal soumis au tamis de la sensibilité de Dominique Fernandez, son attention. Une sorte de bréviaire qui pousse le familier de Stendhal à se replonger dans l’œuvre. Par exemple, Les chroniques italiennes. Stendhal  écrivait : « la vanité française ne permet pas d’aimer, la passion italienne empêche de vivre ». Cette remarque assortie de celle de Dominique Fernandez : en amour « le contact de la réalité lui procure des déceptions. Le voilà, comme ses héros, condamné à n’avoir que des amours, des passions de tête, que la durée, l’expérience appauvrissent plutôt qu’elle ne les enrichissent ».

Parmi les critiques qui ont marqué, lisant Stendhal, selon D.F. : Léon Blum, Jean Prévost. Autres remarques du même : Stendhal « n’affirme jamais, il suggère ». « Le perfectionnisme était le contraire de son idéal ». « Il n’y a qu’un mot pour dire une chose ». Raoul Walsh disait : « il n’y a qu’une seule façon de filmer quelqu’un qui pénètre dans une pièce ».
Plon, 820 p., 25 €.

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 Zakouskis politiques

J’ai également beaucoup appris en étudiant, bobine après bobine, les films d’archives tourné dans la période – en particulier des séquences des discours d’Hitler. Quand j’ai commencé mon travail sur le nazisme il y a vingt ans, je pensais que le « charisme » d’Hitler serait d’une manière ou d’une autre visible sur les films d’époque. Pourtant il se révèle très vite – du moins à mes yeux – qu’Hitler, sur ces films, est aujourd’hui franchement dépourvu de tout charisme.
Laurence Rees : Adolf Hitler. La séduction du Diable, Albin Michel, 441 p., 22 €.

 

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 Après le best-seller La ville sans juifs Hugo Bettauer publie en 1924 un autre roman de dénonciation des vices de la société viennoise, La rue sans joie qui fait un tableau accusateur de la misère et de la prostitution et inspire, en 1925, un film portant le même titre, mis en scène par Georg Wilhelm Pabst (scénario de Willy Haas, musique de Max Deutsch, avec Greta Garbo, Werner Krauss, Asta Nielsen) qui est un classique de l’histoire du cinéma. En 1924, Hugo Bettauer lance le magazine hebdomadaire Elle et lui. Hebdomadaire pour la culture de vie et l’érotisme qui prend parti pour la liberté sexuelle, l’homosexualité, la contraception et la libéralisation du divorce.

Jacques Le Rider : Les juifs viennois à la belle époque, Albin Michel, 354 p., 24 €.

 

 

Alfred Eibel

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Publié par le février 1, 2013 dans Uncategorized

 

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