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Lever de rideau sur Edward Hopper, de Karin Müller

15 Oct

Cette biographie à la première personne installe les moments forts, de découragement, de faiblesse, de courage, d’obstination, de simplicité, de la vie d’Edward Hopper (1882-1967). La voix du peintre paraît familière, ses propos d’une grande modestie. Issu d’un milieu bourgeois il dessine dès l’âge de sept ans. A partir de là s’ouvre une carrière. « Je regarde, je scrute, j’examine ». Plusieurs séjours à Paris. Les Impressionnistes lui en imposent. Ses peintres favoris, Degas, Sisley, Renoir, Pissaro. De retour aux Etats-Unis, il affronte des débuts difficiles. Bien vite les amateurs seront sensibles à sa manière particulière et le seront de plus en plus. Les personnages de Hopper expriment la solitude, le stoïcisme, la mélancolie. Ils sont perdus dans des rêveries lointaines. On les sent menacés par le quotidien, par la précarité des rares instants de bonheur. Son art du cadrage inspirent des cinéastes tels que Robert Siodmak, Alfred Hitchcock. Hopper est un contemplatif, un introverti, un homme hanté par le vide et le silence. L’intensité de la lumière, le bon usage qu’il en fera, exprime la réalité intérieure de ses sujets. Sa peinture est muette ; comme un prolongement du cinéma du même nom. Il n’est pas interdit d’imaginer que les intertitres sont à la discrétion des admirateurs du peintre. Fascinés, ils n’arrivent pas à détacher leur regard jusqu’à l’instant suprême où leur vient à l’esprit les mots indispensables pour souligner une scène.

Alfred Eibel

Editions Guena-Barley, 104 p., 9 €.

Contact : Claudine Lemaire ; 06 73 16 64 74 ; claudine.lemaire@cloorganisation.fr

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2 Commentaires

Publié par le octobre 15, 2012 dans Uncategorized

 

2 réponses à “Lever de rideau sur Edward Hopper, de Karin Müller

  1. Muller Karin

    octobre 18, 2012 at 7:40

    Merci beaucoup pour cette belle critique. Quel plaisir que vous en parliez si bien ! Et je découvre avec bonheur vos chroniques…
    Puis-je me permettre, si vous êtes à Paris, de vous inviter lundi prochain, le 22 octobre, à fêter sa sortie la galerie Gimpel & Müller, 12 rue Guénégaud (métro odéon). A 19 h, le comédien François Marthouret en lira des extraits, accompagné au piano par la concertiste Axia Marinescu… Ce sera un beau moment… et peut-être l’occasion de faire connaissance ?
    Encore merci…
    Karin Müller

     
  2. Lystig

    octobre 22, 2012 at 7:51

    merci pour cette chronique qui me fait découvrir un livre qu’il va me falloir trouver !

     

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