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Le roi lézard, de Dominique Sylvain

28 Mai

Paris, les années 60-70. Epoque insouciante dite des trente glorieuses. Des filles faciles, des camés en nombre. Des jeunes gens se baladent avec Les portes de la perception d’Aldous Huxley sous le bras. Le Rivage des Syrtes est commenté dans les bistrots. Brigitte Bardot ne reconnaît plus personne en Harley Davidson. Antonio Carlos Jobim crée la nostalgie avec The girl from Ipanema. Les avant-gardistes planent avec Castaneda, Aretha Franklin et Jim Morrison mort à Paris en juillet 1971, icône d’une génération. Louis Morvan hérite du bureau de filatures de son oncle assassiné dans de conditions obscures. L’inspecteur Casadès chargé d’enquêter sur le meurtre est rétrogradé sans que l’on sache pourquoi. Le commissaire Clementi, amant de Louise, cherche à élucider le mystère. Pour couronner le tout, le « Boucher des Quais » trucide avec application les SDF. Dominique Sylvain nous restitue un Paris sombre par une écriture forte, convulsive. Les indices s’égarent. Les témoins qui se taisent ne diffèrent guère de ceux qui n’en disent pas assez. La réalité est travestie pour dissimuler les failles et les odeurs nauséabondes. Nick Tosches nous dit que Jim Morrison appelé « Le roi lézard », a su faire de son désenchantement une musique d’une grande puissance, une véritable poésie. De son côté, la romancière qui n’a rien à envier à Ed McBain conjugue actions et commentaires, maintient la pression de ces « vérités cachées entre les lignes » dans ce roman fascinant.

Alfred Eibel

Viviane Hamy, 298 p., 18,50 €.

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Publié par le mai 28, 2012 dans Uncategorized

 

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