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On ne tue pas les gens, de Alain Defossé

26 Déc

Un homme est témoin d’un meurtre. C’est le silence. Dix années plus tard, il revoit dans une émission « Faites entrer l’accusé » cette affaire qui pour des raisons compliquées lui a imposé silence. Cet homme n’est autre qu’Alain Defossé qui refait l’itinéraire qui l’a amené à se taire, une histoire que n’aurait pas désavoué Simenon. La province en général, Chateaubriand en particulier, autrefois déployait ses attraits. Les années ont vidé cette ville de son sang faisant d’elle un corps anémié. Dans un bar appelé La Louisiane se pressent les rescapés qui n’ont pas connu le petit faste des lointains souvenirs. Ils se retrouvent dans une époque sans magnificence, fils d’une campagne perdue envahie par les fauves prêts à fracturer la quiétude campagnarde. Alain Defossé recompose ses souvenirs, découvre les mauvais plis de la ville. A sa manière il cherche à recréer « une famille fictive autour des cafés ». Turcs et manouches sont la plaie des mois d’été. Les rustauds du coin profitent du bar pour causer autour d’une bière. Didier vient de reprendre La Louisiane, un ami de l’auteur. Le poids du ciel n’annonce rien de bon. Le drame éclate, le corps d’une jeune fille vient d’être retrouvé. La ville stupéfaite, devant un crime inimaginable. Mais avant d’en arriver à ce surprenant fait-divers, Alain Defossé dévoile son caractère, nous inclut dans cette atmosphère qu’il distille. On quitte ce noir dessin à regret.

 

Alfred Eibel

 

Flammarion, 140 p., 13 €.

 

A paraître début janvier 2012.

 

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Publié par le décembre 26, 2011 dans Uncategorized

 

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